Petit traité du bonheur

« Il existe deux types de douleur, celle qui fait mal et celle qui nous change »

Difficile de rédiger un article sur la quête du bonheur sans chercher à comprendre l’origine de cette démarche.

Dans notre société le bonheur est partout, on le cherche sans le trouver, on se l’imagine, on se gâche la vie quand on ne le trouve pas et on nous met sous pression quand notre bonheur ne ressemble pas à celui que les autres veulent ou imaginent pour nous. Et quand on arrive au bonheur suprême, on nous envie, on en vient à se taire et vivre caché comme le dit si bien le dicton.

Le jugement de l’Autre est déjà une entrave à notre bonheur, à notre bien être.

Il y a un peu plus de six mois j’ai touché le fond comme jamais. Je suis arrivée au point de non retour, incapable de remonter la pente, de prendre sur moi.

A ce moment je me suis aperçue que seules les personnes sensibles, celles qui en ont un peu bavé allaient pouvoir me venir en aide par leur bienveillance et leur psychologie. J’ai dû accepter d’aller mal et de devoir me confier.

Premier pas vers le mieux-être, identifier et qualifier son entourage, se dire que le bad trip arrive même aux meilleurs et qu’il faut en parler. L’acceptation est le début de la guérison.

sadness

 Quand on arrive au point de non retour il existe deux façons de réagir, se remettre en questions, faire un travail de fond pour aller de l’avant et aller bien ou en vouloir au monde entier et se venger sur les autres en se mettant en position de victime.

Le changement c’est donc déjà de trouver la force de se laisser soutenir par les bons et laisser partir les nuisibles. Qu’est-ce qu’un nuisible ? La bonne copine qui vous plaint mais qui au fond est bien contente de vous voir plus mal qu’elle, les égoïstes, ceux que vous avez soutenus des années à écouter leurs pseudo malheurs mais qui ont peur que votre état soit contagieux, ou qui s’en fichent totalement, les négatifs chroniques, les opportunistes qui ont bien profité de votre côté festif et fun mais qui fuient votre état dépressif. Ceux là reviendront quand l’orage sera passé c’est à ce moment qu’il faudra bien les dégager.

Revenons à nos moutons, les ingrédients de ma recette du bonheur.

Pour moi, dans un premier temps,  toucher le fond voulait dire couler en étant lestée au fond par un parpaing d’une tonne, puis dans un deuxième temps, prendre une impulsion au fond pour remonter encore plus haut en explosant le parpaing. La question était comment m’y prendre. J’ai pensé à tout, les antidépresseurs, la psychothérapie, la retraite au Tibet… C’est à ce moment là que celle que j’appelle désormais « mon ange gardien », Vanessa, aromathérapeute et amie, qui m’a énormément soutenue par ses mots, sa sensibilité et ses soins (massages bien-être et énergétiques), m’a conseillé d’aller voir « un kinésiologue » car concrètement même elle se sentait impuissante face à ma descente aux enfers. Au point où j’en étais je n’ai même pas cherché à savoir ce que c’était, j’ai pris RDV avec Arnaud Jalet le 31 mai (jour de mon anniversaire, très important) et je me suis présentée à 11h avec la tête d’un lapin qui a la myxomatose.

vaness

Je m’assois dans la salle d’attente et une minute plus tard la porte s’ouvre. Face à moi, debout, un grand homme mince, la quarantaine, blond, les cheveux longs lâchés, entre Légolas et Owen Wilson, qui me sourit et me fait signe d’entrer. Ma première pensée fut « je suis morte, c’est un ange » ! A la question « que puis-je faire pour vous, ma réponse fut, entre deux sanglots, « help me » !!!!

Une heure avec lui, peu d’échanges durant la séance mais quelques questions ciblées sur moi durant les tests musculaires (je reviendrai sur le fonctionnement de la kinésiologie dans un autre article), et je sentais que la source inépuisable de mes larmes se tarissait. Plus la séance avançait plus je respirais au gré de ses manipulations.  

Il a conclu ce premier rendez-vous en me disant que c’était en quelque sorte le premier jour du reste de ma vie… Je n’imaginais pas à ce moment là à quel point il avait raison.

 Depuis le 31 mai 12h ma vie a changé. En sortant de son cabinet j’ai décidé de lever le pied, notamment au boulot, et de prendre l’été pour me remettre à flots. Trois ans sans réel break, à consulter mes mails pendant toutes mes vacances, à vivre Amslav, c’était trop. Cette période estivale plus tranquille, mes 3 semaines de vacances sans ordinateur me valent aujourd’hui une pêche et une motivation à toute épreuve.

arnaud jaletJ’ai décidé de prendre du temps pour moi, pour faire ce dont j’avais envie, ce qui me faisait plaisir, ce dont j’avais besoin.

C’est difficile à expliquer mais tout a pris sa place dans ma tête. Les deux mois qui ont suivi furent un véritable séisme d’énergie positive, une envie d’avancer, beaucoup de réponses à mes questions existentielles. Sans trop y prêter attention j’ai arrêté de m’énerver pour rien, d’être en colère, d’en vouloir aux autres, d’être si intransigeante. J’ai appris l’empathie en quelque sorte.

Quand j’ai un peu cherché à comprendre ce qu’il s’était passé, Arnaud Jalet m’a juste expliqué qu’il avait rebranché les câbles où il le fallait, comme sur une télé, afin que l’image ne soit plus floue ni brouillée, pour y voir clair. Le kinésiologue travaille sur les énergies. Quand elles circulent mal, c’est le drame. J’ai envoyé un certain nombre de personnes le voir et le constat est positif voire très impressionnant chez certaines.  Ce fut donc le premier et le levier moteur que j’ai actionné pour aller bien.

Ensuite je me suis mise au yoga et à la méditation. J’y croyais à moitié mais je me suis dit qu’au point où j’en étais tout était bon pour alléger mon corps et surtout mon esprit. Il faut bien comprendre que le corps et l’esprit sont indissociables, si l’un ne va pas, l’autre est en souffrance. La preuve en est, nos expressions, « j’en ai plein le dos », « les bras m’en tombent », les sensations suite à une peur ou un choc, frissons, mal de ventre… La méditation ou l’hypnose guidée sur YouTube, notamment Doreen Virtue, les séances de Benjamin Lubszynski, Fréderic Barbey sur la confiance en soi, l’anxiété m’ont beaucoup aidée, inspirée. Les écouteurs dans les oreilles, lancement d’une heure de méditation avant de dormir et huit heures plus tard au réveil j’étais au taquet. Ca marche aussi pendant la sieste en Corse au camping ! Prendre du temps pour soi. 

Le sport a bien entendu été une source de bien être, une façon de me vider la tête, de me défouler sainement et de passer du temps avec des gens que je connais sans connaître sans m’épancher sur mon état entre deux. Le sport est le meilleur antidépresseur naturel, ne l’oublions pas. 

L’écriture, comme une évidence, fut un autre exutoire. Je me suis amusée à créer un blog, même si je ne le diffuse pas, j’aime bien écrire des articles voyages ou autres. Cela me détend, c’est ma petite bulle de créativité, mon truc à moi. Si je savais chanter je créerais un groupe avec Bruno M. mon guitariste préféré. 

Avec ce changement de fond, j’ai aussi appris à dire ce que je pensais aux gens avec philosophie, altruisme et douceur. Cela m’a permis d’apaiser les tensions notamment avec ma mère, de dire calmement ce que j’avais sur le cœur depuis plus de vingt ans. Ceci fut aussi un soulagement un gros poids de moins à porter.

J’ai compris que ma sensibilité et mes failles ne sont pas des faiblesses mais juste ce qui me rend humaine et attach(i)ante. On s’écarte du chemin d’un bulldozer mais on a envie de protéger et rassurer une âme sensible et forte. Cette sensibilité que j’accepte aujourd’hui est restée enfouie et étouffée pendant 39 ans. Le trop plein d’émotions fait exploser la soupape. Désormais je parle, je m’exprime et je n’ai plus cette boule au ventre qui empêche parfois de respirer. 

J’ai lu des bouquins de midinette qui m’ont bien fait rire, j’ai adoré Virginie Grimaldi, Aurélie Valognes, Gilles Legardinier… C’est léger, féminin et ça fait du bien.

bouquin

J’ai aussi accepté d’être différente, j’ai arrêté de culpabiliser de mener ma vie comme je l’entends. Non je ne suis pas mariée, non je n’ai pas d’enfants et je n’en veux pas. C’est mon choix et ma vie et c’est ce qui me rend heureuse et épanouie. Oui je voyage, je sors, je profite, je rigole, j’écoute Aha et je vais voir UB4O en concert, le dimanche après le sport j’aime me faire les ongles en regardant les Mystères de l’Amour ! Et alors ?! Qui a le monopole du bon goût ? Qui peut se permettre de me critiquer ? Les gens malheureux et enfermés dans une vie pesante que la société leur a imposée ? J’ai intégré qu’être heureuse comme je l’entends et faire ce qui me plait dérange, attise la jalousie des frustrés. C’est là qu’il faut se débarrasser des boulets, se déculpabiliser et s’assumer. J’aime cette phrase « je cultive ma différence, pas l’indifférence ». Aujourd’hui je suis entourée de belles personnes. J’ai compris qu’il vaut mieux la qualité que la quantité. Le jugement de l’Autre est pire que tout. Juger est un vilain défaut. C’est là qu’il faut s’accepter s’aimer tel que l’on est car c’est en s’acceptant tels que nous sommes que les autres nous accepteront et nous aimerons en retour. Quand ce n’est pas le cas mieux vaut tourner les talons et partir sans rancœur. A l’inverse il faut aussi savoir accepter l’autre comme il est et ne pas essayer de le changer. Essayer de changer une personne est une sorte de trahison, de mensonge, en amitié comme en amour. Nous avons tous nos petits travers, il faut faire avec ou partir. 

lagny party

J’ai compris que mieux vaut être seul( e) que mal accompagné( e), ceci est valable en amitié comme en amour bien entendu. Je suis entourée de personnes qui ont tellement besoin d’être aimées qu’elles se trouvent le premier ou la première candidat(e) qui passe pour ne pas être seul(e). Je ne juge pas, je constate. Etre dépendant à l’amour de l’autre pour s’aimer soi même ou se sentir vivant n’est pas la solution. Cette attitude est un aimant à psychopathes ou pervers narcissiques. La clé est d’être bien avec soi même quand on est seul. Se trouver et s’aimer soi même, ne pas se dévaloriser, se lever en se disant qu’on va passer une bonne journée. C’est bête mais ça marche. La positive attitude attire le positif. S’attendre au pire l’attire. Ca aussi je l’ai intégré ces derniers mois. En appréhendant une situation qui nous fait peur, on peut être sûr qu’on va tout faire inconsciemment pour aller droit dedans. Alors désormais positive attitude quoiqu’il arrive, c’est ma philosophie. 

J’ai découvert le « lâcher-prise » ! Une révolution chez une psychorigide  qui contrôle tout comme moi. Je me dis que tant que j’ai la santé rien n’est grave, je relativise. Ma réponse désormais quand je me mets la pression pour un truc stupide est « pas grave, « il n’y a pas mort d’homme ». Mon appart n’est pas super clean, bon ben on fera mieux la semaine prochaine, j’ai pas eu le temps de visiter telle ou telle agence cette semaine, est-ce que je vais faire couler Amslav pour autant ? Telle personne m’a planté un couteau dans le dos dans le boulot, pas grave, le karma se chargera de lui. Je me dis que je n’ai pas d’énergie à dépenser pour ça. Mon énergie je la garde pour ceux et ce que j’aime et qui me rend heureuse. Je me souviens de mes disputes de jeune couple et mon conjoint qui me répondait pour couper court à tout « qu’est ce que tu veux que je te dise pas pauvre Nat », ça m’exaspérait tellement. Aujourd’hui je me dis qu’il avait complètement raison. Bon 15 ans après il boude et moi je me moque ! Le lâcher prise est vraiment la base de la sérénité. 

J’ai également fait un travail énorme sur mon égo et ma fierté mal placée. J’ai compris que parfois l’analyse des évènements est tronquée par ces deux éléments. J’ai posé et analysé certaines situations pro et perso qui ont pu me blesser, me vexer et j’ai tenté d’être objective et juste. Bien souvent mon ego avait pris le dessus, je me faisais un monde de petites choses alors que clairement cela n’en valait pas la peine. L’ego ou la démesure ! La fierté nous fait parfois prendre de mauvaises décisions, de façon impulsive, que bien souvent on regrette par la suite. L’égo est notre meilleur ennemi.

J’ai aussi compris qu’il ne faut pas subir sa vie mais en être l’acteur principal. Ceci ne me concerne pas vraiment car j’en ai toujours fait qu’à ma tête mais c’est le cas de personnes qui se confient à moi dernièrement. Subir sa vie pour faire plaisir à ses parents, ses enfants, son conjoint, être malheureux ou frustré pour faire plaisir aux autres, où cela mène-t-il ? Ceux pour qui on se sacrifie n’en sont parfois même pas conscients, donc pas reconnaissants, ce qui est encore plus frustrant. On a qu’une vie (enfin là-dessus j’ai quand même un doute), autant être heureux tant qu’on le peut. La communication est essentielle. Je ne parle pas de se plaindre et de rejeter à la tête de l’autre son mal être et l’échec de sa propre vie en lui disant que c’est de sa faute. Ce n’est pas constructif. Il faut faire un constat, la situation est telle qu’elle est, quelles solutions apporter. Etre acteur et surtout pas victime, bourreau ou accusateur. Chacun d’entre nous a la solution en lui, il faut juste à un moment se bouger, sentir le déclic, se mettre en action et arrêter de subir, de se plaindre et pleurer sur son sort. 

J’ai aussi réalisé que je culpabilisais depuis des années pour tout parce que les autres me faisaient culpabiliser ! La bonne éducation judéo-chrétienne, il faut presque culpabiliser d’être heureux. Je culpabilisais de sortir, de voyager, je m’excusais presque quand on me disait que j’avais trop de chance d’aller à tel ou tel endroit, même quand on me faisait un compliment je me justifiais ! Stop à la culpabilité ! Je ne dois rien à personne donc terminé ! La culpabilité pourrit la vie.

nat yoga

J’ai même travaillé sur ma posture, très important. Se tenir bien droite épaules bien en arrière, poitrine en avant. Je n’ai plus l’impression de porter la misère du monde sur les épaules en adoptant cette posture droite et fière, et fini (ou presque) les maux de dos, merci Vaness. 

Aujourd’hui j’ai comme tiré un trait sur la Natacha des 38 premières années. Pour moi ce fut un brouillon et le meilleur reste à venir. Je me suis fait tatouer un «What doesn’t kill me makes me stronger » pour ne jamais oublier ce que je viens de traverser, tout ce que j’ai mis en place, pour ne jamais plus me laisser aller, déborder, manipuler. 

En résumé j’ai eu envie d’écrire cet article parce qu’en ce moment beaucoup de mes amis sont en pleine crise de la quarantaine (clin d’œil Olivier A.), en pleine remise en questions, séparations… et me demandent des conseils, ce qui me touche beaucoup d’ailleurs. Alors voilà en quelques lignes mes ingrédients pour ma recette du bonheur, tout ce que je me suis accordée pour arriver au summum. 

Allez en bonus ma playlist happyface, une playlist que les moins de 39 ans ne peuvent pas connaître : Un petit Step by Step des NKOTB, un petit Sweet Shild o mine des Gunners, un Mila de Netinho, un it’s my life live de Bon Jovi, Africadieu de Mimiche, Shiny happy people de REM, What doesn’t kill me make me stronger de Kelly Clarkson, Take a chance on me de Abba, Femme de Jalane, un bon Kamaro… et un bon medley de GOLD ! J’en ai des dizaines d’autres mais ce petit best of est déjà pas mal !

Je veux à nouveau remercier celles et ceux qui m’ont tellement aidée au quotidien ces derniers mois, Vanessa R., la meilleure masseuse bien-être de l’univers qui a mis Arnaud Jalet sur mon chemin, Nathalie, coach de vie et amie désormais mais il y a encore quelques mois, une oreille à l’écoute chaque jour et une personnalité bienveillante, Fred avec tes improbables conseils « la rue Mogador », tes vidéos déjantées, ton rire communicatif, Lolo le seul, l’unique, mon rock, mon pilier, toujours présent à mes côtés, Séverine B. 25 ans pour se retrouver, ton amitié m’a été très chère, tes conseils précieux, Tatiana, comment te dire, ma siamoise gémeaux, merci pour ton soutien chaque jour au boulot et dans la vie, tu es aussi ma petite étoile blonde, Breth, mon guerrier de lumière, on a grandi ensemble ces derniers mois, je suis fière de nous, merci et bien entendu maman qui fait toujours en sorte de tenir la route quand je déraille. J’allais oublier ma Princesse de 15 ans pour qui je n’avais pas d’autre choix que de me lever et sortir pour libérer sa vessie quand je n’avais que l’envie de me terrer. Une boule d’amour inconditionnel de chaque jour.

http://www.kinesiologie75.fr/    –  Arnaud Jalet consulte aussi à Saint Thibault dans le 77

https://aromaness.net/    – Vanessa travaille dans le 77 et 2 jours par moi à Paris 16ème

Nathalie Marza coach de vie consulte par téléphone ou à Rentilly dans le 77

bateaux mouches

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Avatar de Lauriane Lauriane dit :

    Bonjour à la Natacha Nouvelle. Merci et bravo.

    Aimé par 1 personne

Répondre à Lauriane Annuler la réponse.